Yaoundé: 60 débits de boissons hors-la loi fermés

Les autorités ont scellé ces lieux de réjouissances populaires pour cause de nuisances sonores à des heures tardives.

Des quartiers chauds de Yaoundé à l’instar d’Essos, Madagascar, Mini ferme melen et bien d’autres, sont constamment la cible des autorités administratives qui mènent la chasse aux débits de boissons et snacks bars qui nuisent à la tranquillité des populations. À noter que la chaleur de ces quartiers ne porte pas sur le dynamisme de leur économie, mais plutôt sur la prolifération des débits de boissons qui produisent des nuisances sonores dès la tombée de la nuit et ceux, jusqu’à l’aube.

À Yaoundé, près d’une soixantaine de débits de boissons ont vu des scellés des autorités administratives posés sur leur porte, mais certains gestionnaires récalcitrants vont même jusqu’à défier les décisions de l’autorité publique  et continuent d’exercer leurs activités sans inquiétude, nuisant au passage la tranquillité des riverains avec les décibels sonores qu’ils délivrent sans oublier des conditions d’hygiènes environnementales longuement décriées par les populations voisines de ces établissements de joie. « IL est impossible de trouver le sommeil, ni de se concentrer sur ses leçons à cause du volume non réglementaire que mettent ces snacks bars. Quand vous êtes nouveau dans le secteur, vous pouvez déménager le lendemain, mais avec le temps qui passe, le corps et les oreilles s’adaptent. Mais ces bruits nocturnes provenant de la musique et parfois des bagarres entre consommateurs, donnent toujours des insomnies et parfois des migraines. En dehors du bruit, il y a aussi l’insalubrité, puisque la plupart de ces snacks bars disposent rarement de toilettes salubres. D’où vous verrez toujours certains consommateurs se soulager en bordure de route ou dans la cour du voisin », se plaint Chinada Kouffo Keubou, étudiante et voisine d’un débit de boisson au quartier Obili de Yaoundé.

Les nuisances sonores des débits de boissons ont un impact négatif sur le quotidien des populations riveraines qui invitent l’autorité publique à prendre des mesures punitives à l’endroit des promoteurs de ces lieux de réjouissances. Après plusieurs campagnes de sensibilisation restées sans effets, Les pouvoirs publics sont amenés à prendre des mesures strictes, conduisant parfois à la pose des scellés jusqu’à nouvel ordre sur les portes de ces « établissements de joie ».

Ainsi, plusieurs débits de boissons ont déjà été mis sous scellés dans les quartiers Bastos, Messassi, Emana, Elig-Essono, Santa Barbara, Olembé, Nkolondom, etc. Pourtant, le texte légal relatif à l’exploitation des débits de boissons précise dans ses dispositions que « les débits de boissons doivent opérer de 6h du matin à minuit ». Mais entre ces dispositions légales et leur application insuffisante sur le terrain, le fossé est immense. D’où l’observation des troubles à l’ordre publique qui constitue un danger pour l’environnement éducatif des jeunes. En outre, il n’est pas rare de voir dans certains quartiers de la ville de Yaoundé, ces débits de boissons qui côtoient le voisinage des établissements scolaires, malgré les effort fournis par les pouvoirs publics pour faire respecter la loi et d’amener ces débits de boissons à se conformer aux normes et règles en vigueur.

Arnaud Joseph Etoundi

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