Tripartite au Cameroun: La réappropriation de l’histoire nationale s’impose

C’est autour du thème : « les luttes politiques au Cameroun 1990-1991, auteurs et témoins oculaires de la tripartite », que Cyrille Sam Mbaka, le président national de l’alliance des forces progressistes (Afp) veut un retour aux sources, ce 13 mars 2026, à Douala.

Autour du thème :« les luttes politiques au Cameroun 1990-1991, auteurs et témoins oculaires de la tripartite », la rencontre a connu les universitaires, responsables politiques, étudiants et membres de la société civile autour d’une réflexion sur l’évolution de la vie politique camerounaise. Au cours de cette conférence Cyrille Sam Mbaka, acteur et témoin direct des évènements ayant conduit à la tripartite est revenu sur les grandes étapes des luttes politiques qui ont marqué le début des années 1990 au Cameroun. L’évènement a été marqué la dédicace des deux ouvrages de l’auteur : « pour le Cameroun, je propose un nouveau paradigme » et « les luttes politiques au Cameroun 1990-1991 ». Il a proposé dans ces ouvrages un regard historique sur l’élite démocratique et une réflexion sur l’avenir politique du pays.

Dans son intervention, l’auteur a évoqué plusieurs figures marquantes de la vie politique nationale, notamment l’avocat et homme politique Yondo Black de regretté mémoire. Selon lui, l’engagement de ce dernier avait suscité une grande envie chez les jeunes de s’investir en politique. Pour Cyrille Sam Mbaka, la réappropriation de l’histoire nationale par les camerounais est la clé d’un véritable décollage du pays, « en 1991 on voulait rebâtir un autre Cameroun. La société civile, le gouvernement, les partis politiques pour repenser le Cameroun. Ça n’a pas été respecté mais il y a quand même eu des évolutions. Les gens se sont contentés des évolutions. Il faut aller en profondeur. Mais comment aller en profondeur puisque nous allons avoir, que nous le voulions ou non un autre grand dialogue. Pour préparer ce grand dialogue, il faudrait savoir ce qui s’est passé réellement à la tripartite », a expliqué Cyrille Sam Mbaka, auteur.

L’aurateur a également rappelé que l’engagement politique doit être motivé par l’amour de la nation, appelant les acteurs politiques à s’éloigner des logiques de buzz et de débats superficiels.  Abordant la question du changement politique, le président national de l’alliance des forces progressistes (Afp) a estimé que l’alternance au pouvoir ne constitue pas nécessairement la solution aux défis du Cameroun. Selon lui, le véritable enjeu réside dans la recherche d’autres alternatives et dans la capacité des acteurs politiques à travailler ensemble. Il a notamment plaidé pour une mise en œuvre effective de la décentralisation, estimant que celle-ci pourrait contribuer à améliorer la gouvernance et à rapprocher les décisions publiques des populations.

« Il faut donc trouver des moyens de s’en sortir tout en sachant tout ce qui s’est hier. C’est pour cette raison qu’on revient sur la réunion tripartite qui était mal connue pour faire pour que chaque camerounais soit dans la posture de celui qui était à l’intérieur de la tripartite pour savoir ce qui s’est passé. Quelles sont les avancées qu’on a pu obtenir ? Pourquoi est-ce que les choses n’ont pas été pratiqué comme il le fallait ? Pourquoi il a fallu prolonger la décentralisation ? Pour quoi est-ce qu’on n’aurait pas pu éviter la guerre du Noso ? Tout ça se trouve au niveau de la tripartite. Je refuse de dire qu’il y a ma solution. La solution doit être consensuel. Il faut que chaque camerounais réfléchisse à cela parce que ça va finir par un référendum. C’est comme ça qu’on saura qu’on a une nation, qu’on saura que le patriotisme est réveillé ».

Diane Kenfack

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