Vacances 2026: Le Minjec harmonise ses activités dans le Lom-et-Djerem
Réunis le 1er et 02 juillet 2026 à Garoua-Boulaï, les services du Ministère de la Jeunesse et de l’Éducation Civique ont harmonisé les activités de vacances et insisté sur la fiabilité des données statistiques.
Le département du Lom-et-Djerem, situé dans la région de l’Est Cameroun, fait face à des défis socio-économiques majeurs, notamment en matière d’insertion professionnelle des jeunes et de préservation de la cohésion sociale dans une zone frontalière stratégique. C’est pour répondre avec acuité à ces impératifs que le siège de la Délégation d’arrondissement du Ministère de la Jeunesse et de l’Éducation Civique (MINJEC) de Garoua-Boulaï a prêté son cadre, le 1er et 2 juillet 2026, à la réunion de coordination administrative des services déconcentrés, rattachés et sous tutelle de cette circonscription. Pendant deux jours, les cadres du MINJEC, venus des quatre coins du département, ont passé au scanner l’action sectorielle de l’État en faveur de la jeunesse, sous la coordination effective de Victor Mbelebina, Délégué Départementale du MINJEC pour le Lom-et-Djerem.
L’ouverture solennelle des travaux, présidée par le Sous-préfet de Garoua- Boulaï, représentant le Préfet du Lom-et-Djerem, a donné le ton d’une rencontre placée sous le sceau de l’exigence et de l’obligation des résultats. Dans son allocution, l’autorité administrative a salué le rôle moteur du MINJEC dans l’encadrement civique d’une jeunesse parfois en proie aux dérives morales et désœuvrement, tout en appelant les participants à faire preuve de rigueur pour optimiser l’impact des politiques publiques sur le terrain. Le premier grand axe des assises a été consacré à l’évaluation des performances des différentes structures opérationnelles. Qu’il s’agisse des délégations d’arrondissement ou des Centres de Promotion des Jeunes et d’Animation (CMPJ), chaque responsable a présenté le bilan de ses activités. Cet exercice de redevabilité a permis de mettre en lumière les réussites locales, mais aussi de pointer du doigt les goulots d’étranglement qui freinent encore l’administration locale.au delà d’un simple contrôle managérial cette session a constitué un véritable carrefour de partage d’expériences, permettant aux équipes les moins performantes de s’inspirer des bonnes pratiques de leurs pairs.
Dans une administration publique axée sur la gestion par les résultats, la qualité de la dépense et la pertinence des projets dépendent de la clarté des indicateurs. Le conférencier a insisté avec fermeté sur la nécessité absolue de la cohérence des données déclarées. Pour le MINJEC, il ne suffit plus de compiler des chiffres approximatifs, mais d’adosser chaque statistique à des justificatifs tangibles et véritables. Cette exigence de fiabilité est le gage d’une meilleure planification des projets nationaux dans le Lom-et-Djerem, car elle permet au niveau central de calibrer les budgets et les infrastructures en fonction des réalités démographiques et économiques réelles du terrain. Pour clore ces deux jours d’intense réflexions théoriques, une visite guidée a été organisée au sein du CMPJ de Garoua-Boulaï, menant la délégation au cœur d’une unité de production de pâtisserie moderne.
Cette structure est l’œuvre de jeunes entrepreneurs locaux, bénéficiaires des financements et de l’accompagnement du Plan Triennal Spécial Jeunes (PTS-Jeunes), l’initiative présidentielles en faveur de l’autonomisation économique de la jeunesse camerounaise. En observant le dynamisme de cette mini-boulangerie, les responsables du MINJEC ont pu mesurer l’impact direct de leurs efforts d’encadrement. Cette vitrine de réussite a apporté la preuve que, lorsque l’administration déconcentrée joue pleinement son rôle de facilitateur, la jeunesse du Lom-et-Djerem sait transformer les opportunités en projets générateurs d’emplois et de valeur ajoutée.
Arnaud Joseph Etoundi

