Rationalisation des CERS : Les experts sont à l’œuvre

Renforcer la cohérence et accélérer l’intégration régional, c’est tout l’enjeux de l’atelier tenu à Douala du 29 au 30 janvier 2026.

Parvenir à une communauté économique unique en Afrique centrale, c’est l’engagement pris par les Chefs d’Etat de la sous-région depuis 2007 à Brazzaville. Un marché commun de plus 200 millions de consommateurs malgré les sommets et ateliers d’experts, les modalités de fusions entre la CEEAC et la Cemac peine à se concrétiser. « L’Afrique centrale vit un paradoxe frustrant. Nous avons des règles d’intégration ambitieux, de magnifiques cadres institutionnels et pourtant sur le terrain, nos marchés restent faibles.  Le commerce entre nos pays demeure beaucoup trop faible.  La coordination de notre politique régionale est un véritable casse-tête et notre intégration physique demande à être significativement amélioré. (…) Il convient toutefois de reconnaitre que parmi elles, des obstacles comme la coexistence de plusieurs communautés économiques régionales (CER), la CEEAC et la Cemac notamment exacerbent ces incohérences et la fragmentation de notre intégration et notre perspicacité collective. Bien plus, des choses récentes sanitaires, sécuritaires, politiques et environnementales ont mis en lumière notre vulnérabilité profonde. Elle nous a montré sans retour les limites de nos mécanismes de coordination actuelle », a cité Pierre-Guillaume Boum Bisai, représentant de la Cemac au Cameroun.

Plus d’une dizaine de pays de ces deux communautés économiques régionales poursuivent leur réflexion à Douala du 29 au 30 janvier 2026. Objectif Renforcer la cohérence et accélérer l’intégration régional. « Cet atelier est la suite d’un processus que nous avons initié dans le cadre du Programme d’appui à l’intégration régionale et à l’investissement en Afrique centrale (Pairiac). On a demandé une étude sur ce qu’on appelle l’économie politique de l’intégration régionale en Afrique centrale. C’est une étude qui va analyser les dynamiques institutionnelles, politiques et les enjeux du processus d’intégration régionale. La rationalisation étant un enjeu critique de l’intégration régionale, une analyse économique politique ne peut pas ne pas être centré sur le processus d’intégration régional. L’atelier va nous permettre non seulement d’actualiser la connaissance des enjeux de l’intégration régionale compte tenu des dynamiques régionales, continentales et mondiales   aux quels le monde est témoin. Mais aussi d’identifier quelques approches stratégiques que nous pouvons adopter pour faire avancer le processus d’intégration régionale et le processus de rationalisation notamment » a expliqué Jacob Kotcho, directeur du marché commun à la CEEAC.

Les Chefs d’Etat de l’Union africaine ont instruit en 2006 le processus de rationalisation des CERs. Ces dirigeants   ont identifié un certain nombre de communauté économique régionale qu’on considère comme des piliers d’intégration régionale dans les différentes aires géographiques du continent. En Afrique centrale, la conférence des Chefs d’Etat de la CEEAC a repris cette instruction de l’Union Africaine (UA) et a instruit un processus de rationalisation des communautés économiques régionales en Afrique centrale dont la présidence dédiée a été confiée au président de la République du Cameroun.  Le principe c’est celui de faire en sorte que les politiques, les programmes et les projets d’intégration régionale soit harmonisée. « C’est précisément pour répondre à ce défi qu’il a été convoqué la réalisation des études diagnostics sur l’économique politique de l’intégration régionale en Afrique centrale. Cette étude marque une évolution majeure. Elle ne se contente pas d’une lecture technique, elle va au-delà en garantissant les dynamiques politiques et géographiquement de résistances et les explications qui conditionnent la réussite de leur choix. Elle nous offre des recommandations claires réalistes et politiquement faisables. C’est une boussole éclaire nos décisions et renforcer la procréation des ressources », a affirmé le représentant de la Cemac au Cameroun. Ensuite, il ajoute que l’Afrique centrale n’a plus besoin de diagnostic supplémentaire. Elle a besoin de choix claire, des responsabilités assumées, et de mécanisme crédible de suivi et d’évaluation.

A la fin de cet atelier, les rapports seront transmis au ministre Alamine Ousmane Mey, président du comité de pilotage.

Diane Kenfack

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