Agriculture, élevage: Le RGPH4 élargit son champ d’action

Le 4ᵉ recensement général de la population et de l’habitat (RGPH4) annoncé par le gouvernement se distingue par son couplage avec le recensement général de l’agriculture et de l’élevage.

Le recensement général de la population et de l’habitat prévu du 24 avril au 29 mai 2026 ne se limitera pas au simple dénombrement de la population. Pour la première fois, les autorités ont décidé d’y associer un recensement général de l’agriculture et de l’élevage (RGAE), une opération qui vise à mieux connaître les réalités du monde rural et à disposer de données précises sur les activités agricoles et pastorales.

Principales particularités de cette 4ᵉ opération nationale : ce couplage permettra de collecter simultanément des informations sur la population, l’habitat, les activités agricoles et le cheptel national. Pour les autorités, cette approche vise avant tout à améliorer la qualité des statistiques tout en rationalisant les coûts. L’ensemble de l’opération bénéficie d’un financement estimé à 13,28 milliards de francs CFA. Une partie importante de cette enveloppe, soit environ 7 milliards de francs CFA, provient de la Banque mondiale dans le cadre de son programme régional d’harmonisation des statistiques en Afrique.

Au-delà de la question financière, l’objectif est également de produire des données fiables et détaillées sur l’agriculture et l’élevage, deux secteurs essentiels de l’économie camerounaise. Le monde rural occupe en effet une place centrale dans la production alimentaire, l’emploi et la sécurité économique de millions de ménages.

Grâce au RGAE, les autorités espèrent obtenir une meilleure connaissance des exploitations agricoles, des types de cultures pratiquées, des moyens de production utilisés et de la répartition des activités agricoles sur le territoire. Les données collectées permettront également d’identifier les principales zones de production et les potentialités agricoles du pays.

L’opération portera aussi sur l’élevage. Les agents recenseurs devront recueillir des informations sur la taille et la composition du cheptel national, la localisation des zones d’élevage ainsi que les modes de production utilisés par les éleveurs. Ces informations sont jugées essentielles pour orienter les politiques publiques en faveur du développement rural. Elles permettront notamment d’améliorer la planification des investissements dans les infrastructures agricoles, les services vétérinaires ou encore les programmes d’appui aux producteurs.

Le recensement agricole devrait également faciliter la mise en place de politiques plus efficaces en matière de sécurité alimentaire. En disposant de données précises sur la production agricole et les ressources disponibles, les autorités pourront mieux anticiper les besoins et adapter les stratégies de développement du secteur. L’opération devrait par ailleurs contribuer à renforcer la connaissance des chaînes de valeur agricoles et à identifier les obstacles qui freinent la productivité dans certaines régions du pays.

Autre innovation importante : l’utilisation d’une approche hybride combinant méthodes traditionnelles et outils numériques. Cette modernisation de la collecte des données devrait permettre d’améliorer la fiabilité des informations recueillies et d’accélérer leur traitement.

J.E

 

 

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