Présidentielle 2025: Hiram Iyodi lance sa campagne avec l’Alliance Hiram25
Le candidat de 38 ans, porté par le Front des démocrates camerounais, a tenu le meeting de lancement de sa campagne le 27 septembre dernier à Garoua (Nord).
La campagne présidentielle s’est ouverte sur une note de rupture. Samedi 27 septembre, au stade Wouro Hourso de Garoua, dans la région du Nord, Samuel Hiram Iyodi, 38 ans, a officiellement lancé sa campagne pour l’élection présidentielle du 12 octobre prochain. Porté par le Front des démocrates camerounais (FDC), ce jeune ingénieur de formation et consultant de métier veut incarner un nouveau leadership civique et politique.
Son manifeste, intitulé « Libérons le 237 », trace un horizon de sept ans, de 2025 à 2032. L’optique étant de refonder l’État, assainir les finances publiques et redonner espoir à une jeunesse déboussolée par la crise sociale, économique et sécuritaire. L’Alliance Hiram25 est née, dit-il, d’un constat implacable : plus de quarante ans de gouvernance ont engendré corruption, scandales financiers et perte progressive de la paix. Pour éviter au Cameroun « de basculer dans le chaos », il appelle à un projet collectif de transformation.
Le programme repose sur six grands thèmes et quatorze lignes d’action. Au cœur de cette offre politique, trois promesses structurantes : restaurer la paix, construire un État juste et méritocratique, et bâtir une économie productive et équitable. Sur le plan politique, Hiram Iyodi propose un dialogue inclusif pour régler la crise anglophone, une réconciliation nationale passant par la reconnaissance des mémoires blessées, et une gouvernance participative donnant davantage d’autonomie aux régions et aux villes.
L’éthique publique occupe aussi une place centrale. Le candidat promet la transparence dans la gestion des fonds, la réduction des dépenses de l’État et la lutte résolue contre les détournements. Dans le même esprit, il prône l’indépendance de la justice et la modernisation de l’administration. Le volet social n’est pas en reste : couverture santé universelle, éducation gratuite jusqu’au secondaire, programmes d’appui aux jeunes et aux femmes, et amélioration des équipements hospitaliers figurent parmi les priorités. L’agriculture, présentée comme un moteur de croissance, doit être modernisée pour assurer l’autosuffisance et une répartition équitable des richesses.
Sur le plan économique, l’accent est mis sur la réindustrialisation, la transition énergétique et le développement du numérique. Bien plus, le « Made in Cameroon » doit redevenir un label de fierté et d’opportunités, tandis que l’exploitation des ressources minières et pétrolières devrait être placée sous contrôle citoyen. En matière d’infrastructures, le candidat du FDC promet des routes modernisées, un réseau ferroviaire étendu et un transport fluvial dynamisé. À cela s’ajoute une ambition régionale : faire du Cameroun un hub de la renaissance africaine, en renforçant sa souveraineté monétaire et militaire tout en multipliant les partenariats avec le « sud global ».
Ainsi, à Garoua, le ton était résolument mobilisateur. « C’est notre moment ! », a martelé le candidat devant ses partisans. Issu d’une génération qu’il juge prête à relever le flambeau des pionniers, il a insisté sur la nécessité d’ « agglomérer toutes nos énergies et nos intelligences » pour refonder la nation. Pour ses soutiens, l’Alliance Hiram25 incarne l’espoir d’un renouveau face à un système jugé essoufflé. Reste désormais à savoir si cette offre politique, nourrie d’idéaux souverainistes et panafricanistes, saura convaincre un électorat en quête de changement, mais aussi échaudé par des décennies de « promesses non tenues ».
H.T

