Observation des élections: La CDHC renforce son expérience internationale

À l’invitation du Conseil national des droits de l’Homme du Maroc (CNDH), la CDHC a participé à l’observation des élections législatives du 23 septembre 2026, une mission qui lui a permis de renforcer son expérience en matière d’observation électorale et de coopération entre institutions nationales des droits humains.

Du 21 au 26 septembre 2026, le Maroc a constitué un espace d’échanges et d’apprentissage autour de l’observation électorale. Parmi les quelque 200 observateurs internationaux venus de 54 pays des cinq continents, James Mouangué Kobila, le président de la Commision des Droits de l’Homme du Cameroun (CDHC), a participé au dispositif mis en place à l’occasion des élections des membres de la Chambre des représentants. Le dispositif marocain avait mobilisé au total 3 006 observateurs, dont environ 200 internationaux, sous la coordination de la commission spéciale d’accréditation présidée.

L’expérience a commencé à Rabat, le 21 septembre, avec une session de formation consacrée aux observateurs internationaux. Cette étape leur a permis de prendre connaissance du cadre juridique marocain, des règles encadrant l’observation ainsi que des exigences d’indépendance, de neutralité et d’impartialité qui s’y attachent.

Le jour du scrutin, le président de la CDHC s’est rendu à Tanger. Il y a observé directement les opérations dans trois centres de vote, avant d’assister au dépouillement dans un quatrième. Cette présence de terrain constitue le cœur de la mission d’observation : apprécier, à partir de situations concrètes, les différentes étapes du vote, l’organisation des bureaux, les conditions d’exercice du droit de suffrage et les opérations intervenant à la clôture du scrutin.

Cette immersion marocaine vient ainsi enrichir l’expérience de la CDHC, appelée elle-même à jouer un rôle important dans la promotion et la protection des droits liés à la participation citoyenne au Cameroun. Au-delà de l’observation du scrutin, la mission permet de confronter les pratiques, les méthodes de collecte des informations et les mécanismes de suivi électoral entre institutions nationales des droits de l’homme.

La mission a également été l’occasion de consolider les relations entre réseaux et institutions africaines des droits de l’homme. James Mouangue Kobila a notamment échangé avec plusieurs observateurs internationaux, parmi lesquels, André-Magnus Ekoumou, ambassadeur du Cameroun en France, conduisant la délégation de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), ainsi qu’avec le sultan Bin Hassan Al-Jamali, secrétaire général du Réseau arabe des institutions nationales des droits de l’homme (RAINDH).

Autre perspective ouverte par ces échanges : Mme Raquel Caballero de Guevara, procureure pour la défense des droits de l’homme de la République du Salvador, a invité le président du RINADH à prendre part à l’observation du scrutin général unique prévu au Salvador le 28 février 2027.

En marge de l’observation électorale, le président de la commission a été reçu en audience, le 22 septembre à Rabat, par, Amina Bouayach, dans sa double qualité de présidente du CNDH et de la GANHRI. Les deux responsables ont notamment échangé sur l’actualité des réseaux d’institutions nationales des droits de l’homme aux niveaux africain et mondial.

 

Julien Efila

 

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