Massacre de Gharbuh : Les ONG réclament justice et réparation

Le 15 janvier 2026, le tribunal militaire de Yaoundé a déclaré coupable plusieurs éléments de force de défense et de sécurité. Les organisations non gouvernementales saluent cette condamnation, mais pour eux le compte n’y est pas.

Le réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (NDH) Cameroun et l’organisation un Monde à Venir portent une attention particulière au procès concernant le massacre de Gharbuh, qui a eu lieu le 14 février 2020 dans la ville de Gharbuh, situé dans la région du Nord-Ouest du Cameroun. Ce tragique événement a coûté la vie à une vingtaine de personnes, parmi lesquelles 13 enfants et une femme enceinte.

Le 15 janvier 2026, le tribunal militaire de Yaoundé a déclaré coupable plusieurs éléments de force de défense et de sécurité. Les organisations non gouvernementales saluent cette condamnation, mais pour elles, le compte n’y est pas car sans protection des civils et poursuite de toutes les responsabilités la justice ne sera pas rendue.  Ces Organisations non gouvernementales (ONG) insistent tout de même sur la nécessité d’une justice complète, indépendante et équitable incluant des réparations complètes pour les victimes.

Les organisations non gouvernementales rappellent également les exactions commises le 14 janvier 2026. La communauté Bororo à Guidado, arrondissement de Ndu, au Nord-Ouest a été attaquée causant la mort de 14 civils. Les ONG condamnent également ce massacre et demandent une enquête impartiale pour que les responsables répondent devant la justice. La justice reste inachevée tandis que de nouvelles exactions continuent d’endeuiller le Nord-Ouest.  Ces Organisations non gouvernementales (ONG) réclament justice et réparation.  L’affaire a été renvoyée au 19 février 2026 pour la comparution des ayant droits des victimes et les plaidoiries finales.

Le réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (NDH) Cameroun et l’organisation un Monde à Venir appellent le Cameroun à respecter la charte africaine des droits de l’homme et des peuples, le protocole de Maputo pour la protection de la femme, et la charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant afin de prévenir des nouvelles violations et protégés les populations civiles.

En rappel, le procès s’est ouvert en 2020 devant le tribunal militaire de Yaoundé. Cependant il a connu de nombreux retards et irrégularités. Le Cameroun reconnaît le rôle de l’armée dans la mort des civils dans la localité de Gharbuh, région du Nord-Ouest du Cameroun. Dans un communiqué de la présidence de la République, le Cameroun rétablit les responsabilités de l’armée et d’un groupe d’autodéfense impliqué dans le massacre des civils mi-février 2020, imputé aux séparatistes dans le Nord-Ouest en crise sécuritaire depuis 2016. Par mesure de prudence, les autorités s’étaient abstenues de reconnaître l’implication de l’armée dans les meurtres de Gharbuh

Le massacre de Gharbuh est un massacre survenu le 14 février 2020, pendant la crise anglophone au Cameroun, perpétré par des éléments de l’armée camerounaise, accompagnée de milices Mbororos, dans le quartier de Gharbuh à Ntumbaw, dans la région du Nord-Ouest du Cameroun.

Diane Kenfack

 

About Post Author

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Résoudre : *
16 + 3 =


Enregistrez vous à notre newsletter