Contentieux préélectoral: Dernière chance pour les recalés

Clément Atangana, le président du Conseil constitutionnel a annoncé, par voie de communiqué, le 31 juillet dernier, que l’ouverture des audiences liées au contentieux pré-électoral de la présidentielle d’octobre prochain, est fixée au lundi 4 août 2025, conformément au calendrier fixé par la loi.

35. C’est le nombre de recours que le Conseil constitutionnel va examiner à partir de ce 04 août dans le cadre du contentieux préélectoral de la présidentielle 2025. C’est l’annonce faite le 31 juillet dernier par Clément Atangana, président de l’auguste juridiction dont le siège est logé au Palais des congrès de Yaoundé. L’ouverture de l’audience relative au contentieux des candidatures pour l’élection du Président de la République du 12 octobre 2025 aura lieu à partir 10h 30 minutes. Conformément à la loi, ce sera la dernière chance pour tous les candidats ayant été recalés dans le tamis d’Elections Cameroon (Elecam), l’organe en charge de l’organisation des élections politiques dans le pays, qui a publié dans un premier temps, une liste de 13 candidats admissibles sur 83 candidatures déposées. Après cette phase du contentieux préélectoral, les décisions du conseil constitutionnel seront désormais sans appel. C’est donc à quitte au double. Soit, la liste des candidats autorisées à concourir va s’allonger, soit, elle restera bloquée 13.

La majorité des recours visent directement Elecam, l’organe en charge de l’organisation des élections, et le ministère de l’Administration territoriale (Minat). Les candidats déboutés demandent principalement la « reconsidération de leur candidature ». Certains ont déposé plusieurs requêtes pour contester diverses irrégularités présumées. C’est le cas de Bertin Kisob, candidat du Cameroon Party for Social Justice (CPSJ), qui a introduit trois recours. Le premier porte sur la réintégration de sa candidature. Le deuxième demande « le rejet définitif » de celle du président sortant Paul Biya. Le troisième vise la « récusation de tous les membres du Conseil constitutionnel ».

Maurice Kamto, principal opposant au président sortant et candidat investi par le Manidem, a quant à lui introduit deux recours. L’un conteste et demande « l’annulation de la liste des candidats acceptés du 26 juillet 2025 » ; l’autre réclame « l’annulation de la résolution du 26 juillet 2025 portant rejet des candidatures », notifiée le même jour. Baleguel Nkot, secrétaire général de l’Union des populations du Cameroun (UPC), a introduit un recours spécifique. Conformément à la loi, il demande l’annulation des candidatures de trois personnes s’étant présentées sous la bannière de l’UPC : Dominique Yamb Timba, Jean Bahebeck et Abdourahman Hamadou Babba.

Le Conseil constitutionnel dispose d’un délai de dix jours pour statuer sur l’ensemble de ces recours. À l’issue de ce processus, il publiera la liste définitive des candidats autorisés à participer à l’élection présidentielle du 12 octobre 2025. Ce contentieux est suivi de près, aussi bien par les candidats que par l’opinion publique. Il constitue une séquence décisive dans le processus électoral, et les décisions attendues du Conseil constitutionnel, présidé par Clément Atangana, seront scrutées avec attention.

Oumarou Mey

About Post Author

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Résoudre : *
22 × 20 =


Enregistrez vous à notre newsletter