100 ans de foi et de service: Les Spiritaines inscrivent leur mémoire à Mvolyé
A l’occasion d’une messe pontificale présidée par l’archevêque de Yaoundé, Mgr Jean Mbarga, la congrégation des sœurs missionnaires du Saint-Esprit a clôturé les festivités marquant la commémoration de son premier centenaire de présence au Cameroun, le 7 décembre dernier.
La basilique mineure de Mvolyé avait ce dimanche 7 décembre des allures de grande solennité. Dans une atmosphère chargée de ferveur, de chants et de reconnaissance, fidèles, religieux, autorités et amis de la congrégation des Sœurs missionnaires du Saint-Esprit ont afflué pour célébrer un siècle de présence, de foi et de service au Cameroun. Cent ans d’engagement missionnaire, d’éducation, de santé, d’évangélisation et d’accompagnement des communautés, notamment les plus fragiles.
Débutées au cours des vêpres le 5 décembre, les festivités du centenaire ont mis en lumière l’histoire dense et féconde de cette congrégation arrivée au Cameroun en 1924, dans un contexte marqué par des défis sanitaires, sociaux et pastoraux majeurs. Pour clore cette année jubilaire, les 5, 6 et 7 décembre ont été consacrés à une série d’activités spirituelles, culturelles et communautaires, aboutissant à la célébration d’une messe pontificale présidée par l’archevêque métropolitain de Yaoundé.
Face à la presse, Mgr Jean Mbarga a salué la fidélité évangélique des Sœurs de cette congrégation, ainsi que « leur témoignage lumineux au cœur des populations camerounaises depuis un siècle ». « Durant cent ans, les sœurs missionnaires du Saint-Esprit ont abattu un travail remarquable d’une façon continue et féconde. Nous leur devons l’animation des œuvres sociales de haute importance qu’elles ont su faire de manière très chrétienne et évangélique », a indiqué l’archevêque métropolitain.
Il a rappelé que leur mission, fondée sur la spiritualité du Saint-Esprit, a contribué à ouvrir des chemins d’espérance, des écoles, des hôpitaux, des orphelinats, des centres de formation et des paroisses, partout où la vie demandait à être relevée. Mais le travail d’évangélisation ne s’achève pas. « Voilà pourquoi nous avons exhorté les sœurs à faire rayonner dans ce monde qui a besoin de paix et d’unité, de communion, l’esprit de Pentecôte », a-t-il ajouté.
Les Sœurs, reconnaissables à leur tenue blanche et à leur sourire toujours prompt, ont longuement écouté, recueilli, l’hommage vibrant de l’Archevêque. Certaines d’entre elles, présentes au Cameroun depuis plusieurs décennies, ne cachaient pas leur émotion. « Cent ans, c’est une grâce, un héritage et une responsabilité », confiait sœur Catherine, l’une des doyennes. « C’est un grand moment pour l’Église ici présente au Cameroun, parce que nous sommes missionnaires pour celle-ci et travaillons pour la proximité avec les populations en lien avec les pasteurs locaux », a déclaré Olga Fonseca, la sœur supérieure.
Après la bénédiction finale, le cortège s’est dirigé vers l’endroit où devait être dévoilée la plaque commémorative du centenaire. Dans la sobriété propre à leur charisme, les Sœurs missionnaires du Saint-Esprit ont tenu à ce que ce monument soit un signe de mémoire, mais aussi un appel à poursuivre la mission. La plaque, scellée à la communauté des sœurs de Mvolyé, rappellera désormais aux visiteurs que ce lieu fut le berceau et le centre névralgique d’une aventure spirituelle et humaine exceptionnelle.
Julien Efila

