SDF: Joshua Osih exige la relocalisation de 1 153 bureaux de vote

Le candidat du Social Democratic Front (SDF) a saisi officiellement Elecam le 21 juillet 2025 pour dénoncer l’implantation de centaines de bureaux de vote dans des lieux non neutres ou inaccessibles.

Dans une correspondance adressée le 21 juillet 2025 au président du Conseil électoral, le Social Democratic Front (SDF), par la voix de son candidat à la présidentielle, Joshua Osih, a interpellé l’organe en charge des élections. En cause : la localisation contestée de 1 153 bureaux de vote à travers le territoire national. De ce fait, le SDF demande leur relocalisation immédiate, au nom de « l’équité, la transparence et la conformité aux lois électorales en vigueur ». Ces implantations, selon le parti, contreviennent à l’article 96 (4) du Code électoral, qui impose des lieux publics, neutres et accessibles.

Trois catégories de sites sont pointées du doigt par le SDF : douze bureaux de vote dans des casernes militaires, cinq bureaux situés dans les États-majors, y compris à la présidence de la République, 1 141 bureaux hébergés dans des chefferies traditionnelles, jugées privées ou communautaires, donc inadaptées au regard de la loi. Ainsi, le parti, souligne qu’une présence militaire, ou même symbolique du pouvoir d’État, peut altérer la neutralité requise pour un vote libre et serein. Quant aux chefferies, bien que parfois considérées comme lieux publics, Joshua Osih rappelle qu’elles restent soumises à des règles coutumières limitant l’accès, et que leur rôle social et politique local peut influencer le vote.

En outre, les chiffres fournis dans la correspondance montrent que la concentration des bureaux concernés est particulièrement élevée dans certaines régions : Centre (546 bureaux dans des chefferies), Extrême-Nord (432), Sud (50), Ouest (35). Ce déséquilibre pose, selon ce parti de l’opposition, un problème d’uniformité d’accès au vote sur l’ensemble du territoire, et pourrait alimenter des soupçons de manipulation ou de favoritisme.

Le SDF fournit également un argumentaire juridique annexé à sa demande, dans lequel il démontre que ni les casernes, ni les États-majors, ni les chefferies ne répondent aux critères de « lieux publics civils » exigés par le Code électoral. Il insiste sur le risque sécuritaire et symbolique de maintenir des bureaux dans des zones placées sous autorité militaire ou coutumière. « Cette démarche vise à prévenir des contestations le jour du scrutin et à garantir que chaque électeur puisse exercer son droit dans des conditions de neutralité et de sécurité ».

Joshua Osih demande donc au président du Conseil électoral, d’instruire le Directeur général des Élections pour relocaliser sans délai les bureaux concernés et communiquer les nouveaux lieux avant la publication officielle de la carte électorale. Pour lui, il est question de permettre aux électeurs de s’organiser, mais aussi désamorcer toute contestation ultérieure du processus.

H.T

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