Mpox: 11 cas confirmés dans le Sud

 Au 4 août 2026, 321 personnes ont été identifiées comme ayant été en contact avec les cas recensés, selon un communiqué du gouverneur de la région, Félix Nguélé Nguélé.

Le signal d’alerte est désormais clairement établi dans la région du Sud. En l’espace d’un mois, le Mpox, anciennement appelé variole du singe, s’est installé dans trois districts de santé : Kribi, Niété et Ebolowa. Le dernier bilan communiqué par les autorités régionales fait état de 11 cas confirmés en laboratoire, mais aussi de 321 personnes identifiées comme ayant été en contact avec les cas recensés. Dans le détail, 79 personnes sont considérées comme des contacts directs et 242 comme des contacts indirects. Le gouverneur de la région du Sud, Félix Nguélé Nguélé, dans un communiqué daté du 04 août 2026, rappelle ainsi que la région est officiellement déclarée en épidémie depuis le 1er juillet.

Cette date correspond également à la détection du premier cas au Centre médical d’arrondissement d’Afan Mabé, dans la zone de Kribi. Ainsi, la cité balnéaire qui demeure au cœur de la riposte, a reçu le 31 juillet, le ministre de la Santé publique, Malachie Manaouda. Le Minsanté s’y est rendu afin d’évaluer la situation et les mesures mises en place. Quelques jours auparavant, les autorités ne faisaient état que de trois cas confirmés. Le compteur est ensuite monté à onze. Cette évolution a conduit les services sanitaires à renforcer la recherche des personnes ayant été en contact avec les malades. L’objectif est simple : identifier rapidement les personnes exposées, les suivre et intervenir avant qu’une éventuelle transmission ne s’élargisse davantage.

Un virus déjà présent au Cameroun

Selon les indications du Minsanté, la maladie se transmet principalement lors de contacts rapprochés avec une personne infectée. Elle peut également passer de l’animal à l’homme, notamment par contact avec certains animaux sauvages. Les premiers signes peuvent être une fièvre, des frissons, une grande fatigue, des maux de tête, des douleurs musculaires ou dorsales, des ganglions gonflés et surtout des éruptions ou lésions sur la peau. Dans ce contexte, les autorités régionales appellent les populations à ne pas banaliser l’apparition de symptômes suspects. Le lavage régulier des mains à l’eau et au savon, l’évitement des contacts rapprochés avec une personne présentant des signes évocateurs et la consultation rapide d’un centre de santé figurent parmi les mesures recommandées.

La riposte ne repose toutefois pas uniquement sur la surveillance. Des doses de vaccin ont été acheminées à Kribi et les premières opérations de vaccination ont commencé. Compte tenu du nombre limité de doses disponibles, la priorité est donnée aux personnes les plus exposées, notamment aux contacts des cas confirmés et aux personnels de santé susceptibles d’être au contact des malades. Cette stratégie avait déjà été engagée à Douala, autre point important de la réponse nationale. Le Cameroun avait réceptionné 10 000 doses de vaccin contre le Mpox avec l’appui d’Africa CDC. La vaccination y avait été lancée progressivement, en ciblant notamment les personnels de santé, les personnes contacts et les équipes chargées de la prise en charge et du suivi des cas.

L’apparition du foyer du Sud ne constitue pas le début de la circulation du Mpox dans le pays. Le Cameroun surveille la maladie depuis novembre 2025. Les données communiquées au début du mois d’avril 2026 faisaient état de 207 cas suspects et 37 cas confirmés depuis le début de la flambée. À cette période, plusieurs régions étaient concernées, avec une concentration particulière dans le Littoral. Le Centre, l’Est, le Sud-Ouest et le Nord-Ouest avaient également signalé des cas. La vaccination avait alors été engagée à Douala, où les autorités cherchaient à freiner les chaînes de transmission.

H.T.

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