Microfinance : Unics Plc sous administration provisoire

Dans une note publiée le 29 août, le gendarme du secteur bancaire dans la Cemac indique qu’il s’agit d’une mesure de sauvegarde en vue de rétablir les conditions normales d’exploitation de l’établissement financier.

« Le public est informé que par décision COBAC D-2024/145 du 26 juin 2025, UNICS Plc, établissement de microfinance de deuxième catégorie, ayant son siège à Yaoundé, agréé par arrêté ministériel n°0007/MINFI du 19 janvier 2017 est mis sous administration provisoire pour une durée de six (06) mois ». C’est l’information principale d’un communiqué publié ce 29 août par la Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac). Toujours selon le document, un administrateur provisoire a été nommé en la personne de Jean Daniel Massol, un expert en micro-leasing.

« Cette mise sous administration provisoire, affirme la Cobac, constitue une mesure de sauvegarde qui a pour but de rétablir très rapidement les conditions normales d’exploitation de UNICS Plc ». Si l’on compte à partir du mois de juin 2025, date de la décision de la Commission, l’administration provisoire devrait s’achever à fin décembre 2025. Ce n’est qu’au terme de cette période que le régulateur du secteur bancaire dans la Cemac (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad) décidera s’il faut proroger ou non l’administration provisoire.

Unics Plc a débuté ses activités en 2000 comme microfinance de catégorie 1 de trente actionnaires avec une seule succursale située près du marché central de Yaoundé. C’est en 2017 qu’elle devient un établissement de deuxième catégorie qui compte désormais 18 agences dans 9 villes et 5 régions du Cameroun. L’établissement déclare environ 68 000 clients, plus de 250 actionnaires et 135 employés. Au moment où il est en difficulté, l’établissement affiche un capital entièrement libé de 1,6 milliard de FCFA.

Unics Plc vient rallonger la liste des établissements de microfinance ou ayant fait faillite au Cameroun ces dernières années. Plus récemment, c’est Cepac qui a été mise sous administration provisoire pour gestion problématique. Avant, c’était Cofinest, Comeci, City Trust, Credit Fund, Crédit du Golfe, Crédit Mutuel ou encore Fiffa, qui ont fermé leurs portes en emportant l’argent des épargnants. Cela rappelle la fragilité des institutions de microfinance dans un pays qui compte plus de 400 structures de ce type, selon le ministère des Finances

O.M

 

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