Jacquis Gabriel Kemleu: Le maire de la ville de Dschang n’est plu

Le président de la section Rdpc Menoua Centre I et premier citoyen de la ville est décédé des suites d’u Accident vasculaire cérébrale (AVC) le lundi 30 mars 2026, à Yaoundé.

Décédé le 30 mars 2026 à Yaoundé, des suites d’un accident vasculaire cérébral (AVC), Jacquis Gabriel Kemleu était élu maire en 2020 sous la bannière du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc).  Il avait marqué son passage à la tête de municipalité par un engagement en faveur du développement local, notamment dans les domaines de la gestion des déchets et du développement durable.  L’annonce de son décès a été confirmé par les Communes et villes du Cameroun (CVUC), dont il était membre. Il s’en va onze jours après une condamnation que ses avocats avaient déjà contestée en appel, ce qui juridiquement, le laisse partir sans condamnation définitive.

Le 18 mars 2026, le tribunal correctionnel de Dchang avait condamné l’élite à six mois de prison et au paiement d’environ 30 millions de Fcfa dans l’affaire Saptrans SARL, une société à laquelle il avait accordé une autorisation de construction d’un centre de visite technique, avant d’en ordonner initialement l’arrêt des travaux. Mais ses avocats avaient immédiatement interjeté appel. Et en droit camerounais comme dans la plupart des systèmes juridiques, l’appel suspend les effets du jugement de première instance. Le maire n’était donc pas au moment de son décès légalement condamné. La procédure était en cours. Ainsi, son décès met fin à toute poursuite judiciaire à son égard.

Les derniers jours d’avant son décès, l’absence publique du maire depuis le verdict avait alimenté les rumeurs. Certains l’avaient déjà condamné moralement, évoquant une fuite volontaire à l’étranger, notamment en France. Ces accusations tombent aujourd’hui avec lui. Ses deux collaborateurs Louis Dongmo et Rodrigue Atonlekeu, condamnés à deux mois de prison ferme dans la même affaire, purgent quant à eux toujours leur peine. Leur situation reste inchangée. La question de la succession à la tête de la mairie, la gestion des finances municipales fragilises et l’avenir du dossier Saptrans sur le volet civil restent entiers.  Les autorités de tutelle et le ministère de la décentralisation devront se prononcer rapidement.

Sa disparition a suscité une émotion vive dans la région et au-delà, et un hommage lui a été rendu par le ministre délégué auprès du ministère de la justice, Jean de Dieu Momo, qui a salué en lui un « serviteur de l’Etat et un acteur majeur du développement ». Dans son hommage, le ministre a dressé le portrait d’un homme public entièrement dévoué à sa mission. Il a décrit Jacquis Gabriel Kemleu comme un « un homme de conviction, de responsabilité et d’action ». Selon lui, le maire défunt aura « consacré son énergie, son intelligence et son sens élevé du devoir au service du développement local et du bien-être de ses concitoyens ». Son engagement et sa vision sont présentés comme une empreinte durable pour la « mémoire collective ».

Avant sa nomination à la tête de la mairie, Jacquis Kemleu avait occupé plusieurs postes, notamment celui de secrétariat général de l’association des raffineurs des oléagineux du Cameroun (Asroc) et membre du comité technique de l’agence des normes et de la qualité (Anor). Jacquis Kemleu laisse l’image d’un responsable engagé, dont l’action aura contribué à impulser de nouveaux projets pour sa commune et un manager avisé.

D.K

 

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