ENS-ENSET 2025-2026 : Plus de 2500 places ouvertes
S’inscrivant dans la promesse du chef de l’État de faire de son nouveau septennat celui des grandes espérances pour les jeunes, les concours d’entrée dans les Écoles normales supérieures (ENS) et les Écoles normales supérieures d’enseignement technique (ENSET) font leur grand retour après trois années d’interruption.
Après une parenthèse de trois ans, l’État rouvre officiellement les concours d’entrée dans les ENS et les ENSET. Le 13 janvier dernier, le ministre d’État, ministre de l’Enseignement supérieur, le Pr Jacques Fame Ndongo, a signé 32 arrêtés portant ouverture de ces concours au titre de l’année académique 2025-2026, conformément aux très hautes instructions du président de la République, Paul Biya.
Une décision présidentielle qui vient en droite ligne de l’une des annonces phares du Chef de l’État, lors de son discours d’investiture du 6 novembre. À cette occasion, il avait promis de faire de son nouveau septennat un mandat des grandes espérances pour la jeunesse, en mettant l’accent sur l’emploi, la formation et l’intégration professionnelle. La relance des concours ENS et ENSET apparaît ainsi comme la matérialisation concrète de cet engagement présidentiel.
Au total, 2 525 places sont ouvertes dans les cinq ENS et les quatre ENSET du pays, tous cycles confondus. L’ENS de Yaoundé arrive en tête avec 325 places, suivie de l’ENSET de Douala qui en propose 375. Les ENS de Maroua, Bertoua, Bambili et Buea offrent respectivement 275, 250, 250 et 225 places. Du côté des ENSET, celles de Kumba, Bambili et Ebolowa disposent chacune d’un quota oscillant entre 250 et 325 places, en fonction des filières et des cycles. Avec cette nouvelle cuvée de concours, les pouvoirs publics réaffirment leur volonté de renforcer le système éducatif national tout en offrant des perspectives concrètes d’insertion professionnelle à la jeunesse camerounaise.
Les candidats ont jusqu’au 12 février pour déposer leurs dossiers, conformément aux modalités précisées dans les arrêtés disponibles sur les plateformes numériques du ministère de l’Enseignement supérieur ainsi que dans les établissements concernés. Les épreuves écrites se dérouleront entre le 12 et le 13 mars 2026, dans plusieurs centres à travers le pays, notamment à Yaoundé, Douala, Bafoussam, Bertoua, Garoua, Ngaoundéré et Ebolowa.
Cette relance des concours est accueillie comme une véritable bouffée d’oxygène dans un contexte national marqué par le chômage des jeunes diplômés. Pour des milliers de jeunes Camerounais aspirant à une carrière dans l’enseignement secondaire, les concours ENS et ENSET représentent bien plus qu’un simple examen : ils constituent une voie d’accès relativement sécurisée à la fonction publique et à une stabilité professionnelle devenue rare.
Durant la période de suspension des concours, les écoles normales ont continué à fonctionner en formant des auditeurs libres, dont plusieurs réclament aujourd’hui leur intégration dans la fonction publique. Mais pour beaucoup, la reprise des concours directs symbolise le retour à un système plus équitable, fondé sur le mérite et la sélection nationale.
À en croire le gouvernement, cet acte envoie également un signal fort quant à sa volonté de renforcer le système éducatif secondaire, confronté à un déficit chronique d’enseignants qualifiés. Au-delà des chiffres, c’est donc l’avenir de l’école camerounaise et l’espoir d’une jeunesse en quête de perspectives qui se jouent à travers cette décision très attendue.
Julien Efila

