Carburant de contrebande: Plus de 1000 litres de gasoil saisis dans le Centre
Une vaste opération d’assainissement menée du 02 et 05 juin 2026 par la Brigade Nationale de Lutte contre la Fraude des Produits Pétroliers du Minée a permis de démanteler plusieurs points de vente illicites de carburant de contrebande de Yaoundé à Mbankomo.
Placée sous l’autorité directe du ministre de l’Eau et de l’énergie (MINEE), Gaston Eloundou Essomba, les descentes sur le terrain de la Brigade Nationale de Lutte contre la Fraude des Produits Pétroliers du 02 au 05 juin 2026, a permis de démanteler de nombreux points de vente illicites, avec au total plus de 1000 litres de gasoil stockés au mépris de toutes les règles de sécurité, ont été retirés de la circulation. Une offensive majeure contre un fléau économique, environnemental et social. Des informations récurrentes et concordantes faisaient état d’une recrudescence inquiétante du commerce illicite de produits pétroliers dans la région du Centre. Face à cette menace grandissante pour l’ordre public, la sécurité des quartiers et la santé de l’économie formelle, le MINEE a choisi de frapper un grand coup, dont l’objectif était d’identifier avec précision les réseaux de distribution clandestine qui s’organisent en marge du système légal, démanteler les entrepôts de stockage sauvage implantés au cœur des zones résidentielles et enfin saisir non seulement les hydrocarbures frauduleux, mais également tout l’attirail logistique servant à leur écoulement.
En effet, le déploiement des forces de contrôle ne s’est pas cantonné au cœur de la cité capitale, car les inspecteurs ont ciblé des nœuds de communication névralgiques et des localités périphériques, réputées pour être des plaques tournantes de ce marché de l’ombre où transite nt les flux de marchandises. Les descentes simultanées ont ainsi touché Yaoundé, mais également Awae au lieudit Carrefour de l’Amitié, Nomayos, Mbankomo ainsi qu’Awae Village, situé dans l’arrondissement de Nkolafamba. Sur place, le constat des agents assermentés a mis en lumière la fraude qui s’est insidieusement installée au cœur même des espaces de vie des populations. Les points de vente non autorisés pullulaient, opérant à découvert à partir des bidons, de fûts en plastique et d’autres contenants de fortune totalement inadaptés au stockage de matières aussi hautement inflammables. Ce paysage de précarité dissimulait en réalité un business très lucratif mais extrêmement dangereux pour le voisinage. Au terme de ces quatre jours de contrôle et de traque minutieuse, le bilan a fait état de 1050 litres de gasoil saisis par la brigade. Les produits saisis ont été immédiatement mis en sécurité par les autorités, arrachés aux mains des trafiquants qui opéraient sans le moindre titre légal, ni la moindre qualification technique.
Si la fraude pétrolière est souvent perçue par le grand public sous le seul prisme de la perte financière pour l’État, cette opération a mis en lumière des risques bien immédiats et dramatiques pour les populations locales. Pourtant, des risques d’incendies dévastateurs et d’explosions en chaîne étaient omniprésents sur l’ensemble des sites démantelés. Au-delà du péril humain, il faut noter que la manipulation sauvage de ces produits toxiques engendre une pollution environnementale sévère où les fuites régulières et les transvasements clandestins entraînent des infiltrations de gasoil dans le sol, menaçant directement de contaminer les nappes phréatiques et d’empoisonner les sources d’eau locales. Le MINEE recommande ainsi une intensification des contrôles inopinés, non seulement dans la région du Centre, mais sur l’ensemble du territoire national.
Arnaud Joseph Etoundi

