AGAB : Porter plus haut la voix des adolescentes

Lancée officiellement le 7 août 2026 à Yaoundé, la deuxième cohorte du Groupe consultatif des adolescentes (AGAB) de l’UNICEF veut franchir un cap : passer de la consultation à une participation concrète des filles à la conception et au suivi des politiques qui façonnent leur avenir.

Elles ne veulent plus arriver après les décisions. Elles veulent être autour de la table lorsqu’elles se prennent. C’est le message fort porté par la deuxième cohorte du Groupe consultatif des adolescentes AGAB (Adolescent Girls Advisory Board), officiellement installée le 7 août 2026 à Yaoundé. Réunies aux côtés des membres de la première cohorte, les nouvelles conseillères ont affiché une ambition sans ambiguïté : faire de la voix des adolescentes un véritable outil d’action publique.

Présidé en présence de la représentante de l’UNICEF au Cameroun et de la ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille, Marie-Thérèse Abena Ondoa, l’événement a surtout permis de préciser les attentes placées dans cette nouvelle génération. Pour l’institution onusienne comme pour le gouvernement, l’enjeu ne consiste plus uniquement à écouter les filles, mais à leur donner les moyens de participer à la recherche de solutions aux problèmes qui affectent leur quotidien.

La deuxième cohorte entend donc ainsi contribuer à l’élaboration, au suivi et à l’évaluation des programmes destinés aux adolescentes. Éducation, santé, protection, égalité, santé mentale, inclusion des jeunes filles vivant avec un handicap, environnement et usages du numérique figurent parmi les principaux sujets qu’elles souhaitent porter.

Une volonté qui prend tout son sens dans un contexte où de nombreuses filles restent confrontées à des obstacles qui compromettent leur avenir. Déscolarisation, grossesses précoces, mariages précoces, violences basées sur le genre, agressions sexuelles, difficultés d’accès aux services de santé et au numérique constituent autant de défis auxquels elles souhaitent apporter des réponses adaptées.

Le défi de cette deuxième cohorte sera donc de transformer les espaces de dialogue en résultats visibles. Les adolescentes devront porter les préoccupations de leurs pairs, notamment celles qui vivent dans les zones enclavées, celles en situation de handicap ou encore celles affectées par les crises et différentes formes de vulnérabilité.

Mis en place par l’UNICEF Cameroun, l’AGAB est une assemblée composée de 12 adolescentes, qui milite pour leurs droits et ceux de leurs pairs dans la promotion de l’éducation des filles, leur santé et leur autonomisation. Le groupe participe activement à l’élaboration, au suivi et à l’évaluation des programmes et des stratégies pour améliorer la vie des adolescentes dans le pays. Ces groupes permettent aux filles de faire entendre leur voix, de participer à la prise de décision et de devenir des agents de changement pour les interventions ciblant les adolescents. Cinq groupes AGAB ont été créés à Yaoundé, Bertoua, Buea, Maroua et Bikok, avec un total de 60 conseillères adolescentes.

 

Julien Efila

 

 

 

 

 

 

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