Transports interurbains: Les transporteurs suspendent le mot d’ordre de grève

C’est au cours des discussions tenues à Yaoundé le 27 mars 2026, que le ministre des Transports a rassuré les syndicats des transporteurs sur la prise en compte de leurs préoccupations.

Les transporteurs camerounais ont décidé de suspendre le mot d’ordre de grève sans détour après concertation avec le ministre des Transports Jean Ernest Massena Ngalle Bibehe à Yaoundé le 27 mars 2026, où l’autorité administrative a rassuré les syndicats des transporteurs sur la prise en compte de leurs préoccupations. Il y a environ un mois, les transporteurs interurbains du Cameroun avaient déposé sur la table du Mintransport, un préavis de grève prévu pour le 29 mars de l’année en cours. Dans ce préavis de grève, les Transporteurs dénonçaient la détérioration des conditions de travail et l’insécurité observée le long des corridors de transport « Ce préavis de grève comportait un certain nombre de réclamations notamment le prix du transport et la répartition du fret. Nous avons mis l’accent sur l’ensemble des mesures d’accompagnements après la double hausse des prix des carburants », a expliqué le Secrétaire permanent de l’Alliance des Syndicats Mbida Ndoumbe.

La rencontre à Yaoundé du 27 mars 2026 entre le ministre des transports et les Syndicats des transporteurs du Cameroun, a amené ces derniers à suspendre leur mouvement et les deux parties ont de commun accord, convenu de soumettre un rapport au gouvernement, afin d’organiser une consultation plus large en avril 2026. « Nous avons décidé de suspendre le préavis de grève en attendant la suite des concertations. Ainsi, nous invitons les transporteurs à vaquer à leurs occupations et souhaiter la bienvenue à la Sainteté le Pape qui vient en visite au Cameroun », a réitéré Mbida Ndoumbe. Au cours des discussions entre les deux parties, Jean Ernest Massena Ngalle Bibehe a rassuré les syndicats sur la prise en compte de leurs revendications et le membre du gouvernement s’est également prononcé sur le cas de ce conducteur camerounais en détention au Tchad, où il a donné l’assurance sur l’engagement des démarches par le ministère des affaires étrangères pour la protection de la victime.

Pour rappel, une partie du pays avait été paralysée en décembre 2025 par une grève des camionneurs. A cette période, la circulation sur la route nationale n°1 reliant les trois régions septentrionales à la capitale politique Yaoundé, avait connu une paralysie totale au niveau de Lokoti, à environ 30 kilomètres de Meiganga.  A l’origine, de la crise, un affrontement violent entre un élément de la gendarmerie et un conducteur de camion qui avait dégénéré a un mouvement de contestation massif des transporteurs routiers. L’ampleur des blocages avait rapidement suscité l’intervention des autorités. Outre l’incident initial, les transporteurs avaient dénoncé à l’époque ce qu’ils qualifiaient « d’extorsion sur les axes routiers camerounais, où selon les témoignages, d’importantes sommes d’argent seraient régulièrement exigées à chaque poste de contrôle. Ce qui qui avait alors viré en altercations à Meiganga, entraînant des dégâts matériels lors des affrontements au poste de gendarmerie de cette localité. Après concertations du 27 mars 2026 à Yaoundé entre le gouvernement et les syndicats des transporteurs du Cameroun, il n’y aura plus de grève. Car le mot d’ordre de grève annoncé il y a un mois et initialement prévu pour le 29 mars 2026, a finalement été suspendu en attendent les résolutions.

  Arnaud Joseph Etoundi

About Post Author

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Résoudre : *
28 × 20 =


Enregistrez vous à notre newsletter