Secteur minier: 38 000 emplois annoncés pour les jeunes et les femmes dès 2026

Conformément aux engagements pris par le chef de l’État à l’occasion de sa prestation de serment le 6 novembre dernier, la création de ces emplois ouvre la voie à une véritable inclusion socioéconomique de la jeunesse et de la gent féminine.

On a rarement vu autant d’espoir concentré dans une même salle. Le 19 novembre dernier, à Yaoundé, l’auditorium du ministère des Mines et du Développement technologique (MINMIDT) vibrait d’attentes, de questions, mais surtout de perspectives nouvelles.

Face aux jeunes et aux femmes venus défendre leur place dans un secteur minier en pleine mutation, le ministre par intérim, Fuh Calistus Gentry a levé un coin du voile sur l’avenir immédiat du secteur. Et l’annonce a eu l’effet d’un électrochoc : 38 000 emplois seront créés au cours du septennat 2025-2032, dont 10 000 dès 2026.

Les retombées socioéconomiques d’une telle dynamique pourraient être considérables. Pour les jeunes, ces postes ouvrent la voie à une insertion professionnelle massive, une réduction significative du chômage et la possibilité de mettre en œuvre les compétences acquises dans les écoles spécialisées du pays. Pour les femmes, c’est une avancée notable vers l’autonomisation et la valorisation de leur expertise technique, longtemps marginalisée dans l’industrie extractive.

Au-delà de ces bénéfices individuels, le secteur minier pourrait devenir un puissant levier de croissance pour l’économie camerounaise. L’augmentation des revenus, la formalisation de nouvelles entreprises, la création de chaînes de valeur et le développement d’infrastructures locales constituent autant de perspectives attendues à court et moyen terme.

Le ministre l’a d’ailleurs rappelé : l’objectif n’est pas simplement de créer des emplois, mais de bâtir une industrie minière compétitive, inclusive et capable d’accompagner la transformation structurelle prônée par le chef de l’État. L’annonce de ces 38 000 postes se veut ainsi une concrétisation du « pacte de confiance » évoqué par Paul Biya lors de son investiture, un engagement renouvelé envers la jeunesse et les femmes, au cœur de la politique nationale d’insertion socioprofessionnelle.

Présentée comme une concertation stratégique, cette rencontre avait alors pour objectif de rapprocher les sociétés minières opérant au Cameroun, les jeunes professionnels et les femmes formées dans les écoles spécialisées. Un espace de dialogue rare, mais nécessaire dans un domaine qui se structure rapidement et cherche à intégrer une main-d’œuvre qualifiée, longtemps sous-utilisée. Pour le ministre, les mines représentent un « gisement d’opportunités » capable d’absorber une part significative du chômage, particulièrement chez les jeunes diplômés.

Donnant le ton des attentes, le message du porte-parole des jeunes ingénieurs a trouvé une oreille attentive. « Formés dans les écoles des mines, passionnés, compétents et engagés à contribuer au développement national… nous sommes prêts à travailler », a-t-il déclaré, avant d’insister sur leur volonté d’être « acteurs et non spectateurs ».

Du côté des femmes, le plaidoyer fut tout aussi fort. Leur représentante a rappelé que de nombreuses Camerounaises possèdent une véritable expertise dans les métiers miniers, de la géologie à la sécurité industrielle, et qu’il était temps de leur garantir des opportunités équitables. Dans un secteur longtemps perçu comme masculin, leur montée en puissance constitue une évolution majeure vers l’inclusion et la diversification des compétences.

Julien Efila

 

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