Réforme constitution: Rene Ze Nguele : « le vice-président n’est pas utile »

Lors de la tenue du Congrès qui a finalement voté la loi instaurant le Doyen d’âge de la chambre haute du Parlement (Sénat) a poussé un coup de gueule, le 4 avril dernier, contre l’instauration d’un poste de vice-président au Cameroun.

René Ze Nguelé a poussé un coup gueule le 4 avril dernier lors du vote de la loi instaurant le poste de vice-président au Cameroun. Le sénateur a déclaré : « La manipulation des institutions, les scrutins, est une maladie qui tue les Etats africains. Si ce vice-président doit être nommable et révocable ça veut dire qu’il n’est pas utile et il n’est pas nécessaire. Il faut une stabilité au niveau de l’exécutif. Cette stabilité ne s’obtient pas avec le caractère mouvant. La précipitation est à son comble alors qu’il s’agit d’un sujet d’une très grande importance. »

Et d’ajouter : « Est-ce que le fait de donner un vice-président au président actuel, nécessitait la convocation d’un congrès si le président doit être nommable et révocable ? Soyons sérieux. Moi j’ai cru qu’il s’agissait d’un canular. Si le président veut un vice-président qu’il le dise et qu’il nous dise ce qu’il va faire à ses côtés. Il ne peut pas aller. Ça veut dire qu’il y a quelque chose qu’on cache. Un vice-président appelé à remplacer le président, ç gouvernement les Camerounais ne peut pas être taillable et corvéable à souhait. En quoi il [le vice-président] va être plus efficace que ceux qui sont nommés maintenant ? Monsieur le ministre d’Etat, le texte est à reprendre. La précipitation avec laquelle vous conduisez cette réforme-là, est suspecte ».

Réunis en Congrès au Palais de Verre Paul Biya ce samedi 4 avril, les députés et sénateurs camerounais ont adopté le projet de loi portant révision de la constitution. Le texte qui vise à créer un poste de Vice-président de la République a été adopté à une écrasante majorité de 200 voix, 04 abstentions et 18 voix contre. Après cette adoption, le président Paul Biya dispose d’un délai de 15 jours pour promulguer la loi. A partir de cet instant, le président nommera un Vice-président qui deviendra son successeur constitutionnel en cas de vacances au pouvoir.

Selon cet ancien ministre et cadre du RDPC, la démocratie repose sur le peuple et ses dirigeants. « Et c’est le peuple qui désigne les dirigeants. Quand les dirigeants empiètent sur les activités du peuple ça pose problème. On n’a plus de démocratie. On a tout, sauf cela. Cette réforme me pose problème « , a-t-il poursuivi sous les acclamations de certains de ses parlementaires.

Après Isabelle Tokpanou, sénatrice élue RDPC de la région de l’Est et doyenne d’âge de la deuxième mandature qui a succédé au centenaire Victor Nfon Mukete, ce poste honorifique revient désormais à René Zé Nguélé. Âgé de 83 ans, René Zé Nguélé est un sénateur nommé de la région de l’Est. Il est désormais le doyen du Sénat et de fait, il préside le bureau d’âge du Sénat, qui conduit les travaux de la première session de plein droit. C’est également lui qui va, au cours des cinq prochaines années, ouvrir les sessions de mars avant l’élection du bureau définitif.

Il est assisté dans cette tâche par les deux plus jeunes sénateurs de la Chambre. Il s’agit en l’occurrence de Jeanne Caroline Afane, sénatrice élue RDPC de la région du Sud et de Michel Kotoko, sénateur élu RDPC de la région de l’Est.

Maixent Fegue

 

 

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