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Le ministre de la Justice, né le 10 aout 1942, à Douala a occupé plusieurs fonctions au sein e l’administration camerounaise.

Laurent Esso, né le 10 août 1942, à Douala est un homme politique camerounais qui a occupé une succession de postes clés sous le président Paul Biya depuis 1988. Il a servi dans le gouvernement du Cameroun en tant que ministre de la Justice de 1996 à 2000, ministre de la Santé publique de 2000 à 2001, ministre de la Défense de 2001 à 2004, et ministre des Affaires étrangères de 2004 à 2006. Par la suite, Laurent Esso a été secrétaire général de la présidence, avec rang de ministre d’État, de septembre 2006 à décembre 2011. Il est ministre de la justice depuis décembre 2011. De souche Sawa, Esso est né à Douala et il étudie à l’Université de Yaoundé et poursuit sa formation à l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (Enam).

Il a été magistrat et a ensuite travaillé comme chancelier de l’Université de Yaoundé. Le ministre de la justice a quitté son poste à l’Université de Yaoundé lorsque le président Paul Biya l’a nommé secrétaire général adjoint de la présidence le 16 mai 1988. Considéré comme un « technocrate réformateur », il a passé moins d’un an en tant que secrétaire général adjoint de la présidence avant Biya l’a plutôt nommé directeur du cabinet civil de la présidence le 13 avril 1989. Esso est resté directeur du cabinet civil pendant 7 ans ; il a ensuite été nommé ministre de la Justice du gouvernement nommé le 19 septembre 1996. Le 18 mars 2000, il a été transféré de son poste de ministre de la Justice à celui de ministre de la Santé publique ; après un an dans ce dernier poste, il a été nommé Ministre-Délégué à la Présidence en charge de la Défense le 27 avril 2001.

Dans le gouvernement nommé le 8 décembre 2004, il a plutôt été nommé Ministre des Affaires Etrangères, poste dans lequel il est resté jusqu’à ce qu’il soit nommé ministre d’État et secrétaire général de la présidence le 22 septembre 2006. Remarqué pour sa discrétion discrète et sa loyauté ferme envers Paul Biya, Laurent Esso est considéré comme l’un des associés les plus fiables et les plus puissants du Chef de l’Etat. Selon une analyse, Esso avait « une réputation de compétence technocratique et d’intégrité » qui le distinguait dans le régime de Biya. Il est membre du Mouvement démocratique populaire camerounais au pouvoir et a été membre de la Commission nationale pour la coordination de la campagne électorale de Biya lors de l’élection présidentielle d’octobre 2004. Après avoir occupé le poste clé de secrétaire général de la présidence pendant cinq ans, Esso a été nommé à son ancien poste de ministre de la Justice le 9 décembre 2011.

Le 4 février 1984, un décret présidentiel le nomme conseiller spécial à la présidence de la République, fonction où il demeure jusqu’au 23 août 1985. En 1986, il devient le chancelier de l’université de Yaoundé. Il devient magistrat en 1969. Il est procureur auprès de la cour d’appel de l’ouest à Bafoussam. En 1982, il devient secrétaire du Conseil supérieur de la magistrature []. Il redevient ministre de la justice le 9 décembre 2011, fonction qu’il occupe encore aujourd’hui.  Il étudie à l’université de Yaoundé et poursuit sa formation à l’école normale d’administration et de magistrature.  Le 9 décembre 2011, il est de nouveau nommé ministre de la justice et garde des sceaux dans le gouvernement de Philémon Yang.  En 2023, il est cité dans l’affaire Martinez Zogo par le lieutenant-colonel Justin Danwe, chef du commando présumé responsable du kidnapping et de l’exécution du journaliste.

Diane Kenfack

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