Coup de gueule: Grégoire Owona : « Kamto et l’art d’oublier… »
Dans une tribune publiée le 15 avril dernier, le ministre du Travail et par ailleurs secrétaire général adjoint du Comité central du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) révèle que Maurice Kamto, le président du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) a été membre du parti au flambeau ardent. « Expression politique » publie en intégralité ces révélations en attendant la réaction MRC.
« La bienfaisante réforme constitutionnelle portée par le Président Paul Biya a suffi pour réveiller de leur coma certains opposants après leur défaite du 12 octobre dernier ! Même les grands experts de l’opposition systématique comme Mr Kamto ou Mme Enonchong entre autres ont oublié, à notre grande surprise, qu’en 1982 un Camerounais nommé par décret est devenu Président de la République et tout le pays a applaudi y compris eux-mêmes (ils le rappellent dans des interviews, racontant même comment ils étaient heureux et motivés de rentrer de l’étranger), ils oublient volontairement la sérénité, valeur cardinale, dont on a besoin lors de toute passation de témoin.
Un Président élu pour un mandat déroulera son programme pour lequel il a été élu sur 7 ans. En cas d’indisponibilité son Vice-Président termine donc le mandat : il est bon, à ce stade de notre démocratie, me semble-t-il, que ce soit lui qui choisisse son Vice-Président et le nomme sur la base des critères d’abord de confiance, de compétence et de loyauté avant à mon humble avis tous les autres critères. Avant d’organiser les pétitions et les campagnes de désinformation, M. Kamto commencez s’il vous plaît par faire vos 3 années de militantisme prévues au MRC pour vous légitimer Président de ce parti et arrêtez le nomadisme politique devenu votre autre expertise après le droit.
Après le SDF, on vous a retrouvé au RDPC, puis au MRC appuyé par le FCC puis au MANIDEM appuyé par une certaine faction de l’UPC et vous voilà à nouveau au MRC dans la tourmente. Nous vous savons déjà grand expert en droit, une vraie sommité mondialement reconnue, mais cela ne vous autorise pas à nous désinformer ni sur notre Constitution, ni sur l’histoire politique du Cameroun. Alors je me permets de vous suggérer d’aller enseigner aux jeunes camerounais comment on change de partis politiques sans jamais gagner d’élection nulle part et toujours exister ! Puisse le débat rester à la hauteur des enjeux et se garder des polémiques stériles et inutiles »
Diane Kenfack

