Investiture: Les partis politiques habilités à présenter un candidat
À moins de 24 heures de la clôture du dépôt des dossiers à ELECAM, les regards se tournent vers les partis politiques légalement aptes à porter un candidat à l’élection présidentielle du 12 octobre prochain. Mais qui sont-ils ?
À un peu moins de trois mois de la présidentielle du 12 octobre 2025, et à seulement quelques heures de la date butoir du 21 juillet fixée pour le dépôt des candidatures auprès d’Elections Cameroon (ELECAM), l’effervescence gagne le microcosme politique national. La tension est palpable tant dans les états-majors des partis que dans l’opinion publique, galvanisée par une avalanche d’annonces de candidatures, certaines sérieuses, d’autres fantaisistes. Mais au-delà du tumulte médiatique, une question essentielle agite les débats : quels partis sont véritablement habilités, en vertu de la loi électorale en vigueur, à investir un candidat à ce scrutin crucial pour l’avenir du pays ?
La loi électorale, dans sa rigueur, encadre strictement la capacité des partis à présenter un candidat à la magistrature suprême. Elle prévoit que seuls les partis disposant d’une représentation institutionnelle à un ou plusieurs niveaux de l’appareil politique municipal, parlementaire ou régional peuvent légalement prétendre investir un candidat.
Ainsi, parmi les formations représentées dans les conseils municipaux disposant des moyens légaux pour envoyer un candidat dans l’arène présidentielle, on retrouve une brochette de partis à la fois historiques et émergents. Il s’agit de l’Alliance nationale pour la démocratie et le progrès (ANDP), du Social Democratic Front (SDF), de l’Union des mouvements socialistes (UMS), du Parti de l’Action Libératrice (PAL), du Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (MANIDEM), du Mouvement patriotique pour le changement au Cameroun (MPCC), du Front des démocrates camerounais (FDC), du Front pour le salut national du Cameroun (FSNC), de l’Union démocratique du Cameroun (UDC), du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN), du Parti uni pour la renaissance sociale (PURS), du partis UNIVERS, du Mouvement pour la démocratie et la république (MDR), de l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (UNDP), du Mouvement populaire (MP), du Mouvement citoyen national du Cameroun (MCNC), de l’Union des mouvements socialistes (UMS) et enfin, du Rassemblement démocratique du Peuple camerounais (RDPC), le parti au pouvoir.
À l’Assemblée nationale, seuls quelques partis siègent actuellement. Il s’agit notamment du RDPC, qui y détient la majorité, mais aussi de l’UNDP, du PCRN, du SDF, du FSNC, du MDR, de l’UDC et de l’UMS. Ces formations disposent donc en vertu de la loi d’un droit direct à l’investiture d’un candidat. Au Sénat, chambre haute du parlement, la représentation est également déterminante. Les partis actuellement présents sont le RDPC, l’UNDP, le FSNC, le SDF, le MDR et l’ANDP, qui peuvent ainsi prétendre à aligner un candidat.
Enfin, en ce qui concerne les conseils régionaux, autre pilier de la décentralisation en cours, seuls le RDPC, l’UNDP, le FSNC et l’UDC y détiennent des sièges, ce qui renforce leur légitimité institutionnelle dans la course présidentielle.
Conformément aux dispositions en vigueur, le dépôt des dossiers de candidature se clôture ce 21 juillet à minuit. La liste officielle des candidatures validées par ELECAM sera rendue publique au plus tard le 11 août. Quant à la campagne électorale, elle débutera officiellement le 27 septembre pour s’achever le 11 octobre, soit la veille du scrutin.
Julien Efila

