Projets Feicom dans le Sud: Le Gouverneur trace une ligne rouge face aux retards

Réunis à Ebolowa le 27 octobre 2026 sous la présidence de Felix Nguele, Gouverneur de la Région du Sud, les acteurs du développement régional ont disséqué les blocages de trois chantiers et face à la défaillance des entreprises, l’autorité administrative sonne la fin de la récréation et brandit la menace de sanctions financières et la résiliation de contrats.

Face aux lenteurs chroniques et aux blocages qui paralysent plusieurs chantiers d’envergure, l’autorité administrative a décidé de siffler la fin de la récréation. À cet effet, le gouverneur de la Région du Sud Félix Nguele a présidé le 27 octobre 2026 à Ebolowa, un cadre de concertation d’urgence dédié à la relance immédiate de trois projets structurants. Ces initiatives, financées par le Fonds Spécial d’Équipement et d’Intervention Intercommunale (Feicom) pour le compte du Conseil Régional, constituent des leviers indispensables pour le développement socio-économique de la région. La table ronde a réuni le président du Conseil Régional du Sud, Éric Gervais Ndo, accompagné de ses collaborateurs, le Préfet du département de la Vallée du Ntem, le maire d’Ambam, ainsi que les responsables sectoriels concernés et les entreprises prestataires engagées. L’enjeu était de disséquer minutieusement les goulots d’étranglement, attribuer clairement les responsabilités et acter une stratégie de reprise sans délai.

Au centre de ce grand oral administratif figuraient trois dossiers majeurs à l’arrêt ou ralentis par de sévères contraintes opérationnelles avec en premier lieu, la construction du Centre d’Arts et métiers d’Ambam. Ce pôle d’apprentissage, indispensable à la formation professionnelle des jeunes locaux et à la lutte contre le chômage, accuse d’importants retards d’exécution. Le deuxième projet concerne l’acquisition d’engins de génie civil destinés à renforcer l’autonomie logistique de la région. Ces machines s’avèrent indispensables pour assurer le désenclavement des zones rurales, l’entretien du réseau routier et l’ouverture des bassins de production agricole vers les marchés. Enfin, le troisième volet touche directement la filière cacao, pilier de l’économie locale, avec la construction programmée de dix hangars de stockage équipés d’écabosseurs mécaniques. Ces infrastructures doivent moderniser le traitement post-récolte en augmentant drastiquement la productivité des cacaoculteurs par rapport aux pénibles méthodes manuelles.

Les raisons du blocage et stratégie de tolérance zéro

Les discussion franches et directes ont permis d’identifier les causes réelles de cet enlisement, car les retards observés découlent d’un cumul de facteurs administratifs, techniques et financiers impliquant notamment le défaut de maturation complète des dossiers en amont, la complexité technique des études complémentaires requises, les goulots d’étranglement logistiques et surtout, la faible performance technique ou financière de certaines entreprises adjudicataires. Ces manquements compromettaient directement la livraison de ces biens d’équipement publics prioritaires pour les populations locales. Refusant le statu quo, le gouverneur a édicté de nouvelles orientations caractérisées par une extrême fermeté. Pour éviter l’écueil des réunions de relance sans lendemain, une feuille de route rigoureuse a été imposée à l’ensemble des acteurs et chaque chantier bénéficie désormais d’un calendrier de suivi individualisé, assorti d’une obligation de reddition de comptes publique et transparente.

En définitive, la principale mesure de dissuasion réside dans le volet répressif, puisque l’autorité administrative a officiellement annoncé l’application systématique de sanctions contractuelles et de pénalités financières à l’encontre des prestataires défaillants si de nouveaux retards injustifiés étaient constatés. Pour ce qui est des cas de manquements persistants ou d’incapacité technique avérée, la menace d’une résiliation pure et simple des marchés aux torts des entreprises a été clairement brandie. Toutefois, les entreprises adjudicataires se voient ainsi placées face à leurs responsabilités et doivent déployer immédiatement le personnel et le matériel adéquats sur le terrain sous peine de sanctions lourdes. En outre, les administrations sectorielles ont, quant à elles reçu instruction de lever au plus vite les verrous administratifs pour fluidifier la reprise des chantiers.

    A.J.E  

 

 

 

 

 

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