Akono I: L’eau potable arrive enfin au village
C’est le 3e puits moderne à motricité humaine de l’Arrondissement d’Akono et le 10e puits du Département de la Mefou et Akono qui a été réceptionné le 07 juillet 2026, dans le cadre du Projet de 23 forages du Député Engelbert Essomba Bengono, qui vient soulager les populations qui faisaient face aux difficultés d’approvisionnement en eau potable.
Une liesse populaire a marqué la journée du 07 juillet 2026 au village Akono1, dans le Groupement Tsoung Mballa, arrondissement d’Akono, dans le département de la Mefou et Akono. Les populations en majorité jeunes, femmes et chefs traditionnels, se sont mobilisées pour célébrer la réception et la mise en service d’un puits d’eau potable, un ouvrage attendu depuis des années. Sous un soleil généreux, la cérémonie officielle s’est tenue en présence du Député Engelbert Essomba Bengono, initiateur et porteur du projet, du Chef de groupement Tsoung Mballa, du Chef de village d’Akono 1, du Directeur technique de la Fondation St Martin d’Otélé (FSMO) Fredi Gashi, ainsi qu’une forte délégation administrative et d’une bonne frange de la population venue témoigner sa gratitude.
Pour les habitants d’Akono 1, l’accès à l’eau potable relevait jusqu’ici du parcours du combattant. Entre les longues distances à parcourir, les sources non aménagées et les risques sanitaires, liés aux maladies hydriques, la corvée d’eau accaparait une grande partie du temps des femmes et des enfants. « Nous n’aurons plus à marcher des kilomètres avec des bidons et récipients sur la tête pour chercher de l’eau. Nos enfants ne tomberont plus malade à cause de la mauvaise qualité de l’eau », a confié Marie Thérèse Ngono, mère de cinq enfants, visiblement émue au moment de la coupure du ruban symbolique de rétrocession de cet ouvrage. En effet, le nouveau puits, équipé d’une pompe à motricité humaine, a été réalisé selon les normes en vigueur. Les tests de qualité effectués par les services techniques ont confirmé la potabilité de l’eau. Un comité de gestion villageois a également été mis sur pied pour assurer l’entretien et la pérennité de l’ouvrage.
Le 10e puits du Département et le 3e de l’Arrondissement
Avec la mise en service de ce puits, l’Arrondissement d’Akono enregistre désormais trois ouvrages de ce type. À l’échelle du Département de la Mefou et Akono, c’est le dixième puits d’eau potable réceptionné. Le député Engelbert Essomba Bengono, à l’origine de cette initiative, a rappelé que ce projet s’inscrit dans le cadre d’un programme porté par l’Assemblée nationale, avec l’appui de l’État du Cameroun. L’objectif est de rapprocher les services sociaux de base des populations rurales. « L’eau c’est la vie. Un enfant qui a accès à l’eau potable va mieux à l’école. Une femme qui ne fait plus la corvée d’eau peut se consacrer à des activités génératrices de revenus. C’est tout le développement d’un village qui s’en trouve impacté », a déclaré l’élu de la nation devant un foule acquise à sa cause.
Loin d’être un acte isolé, la mise en service du puits d’Akono 1 s’inscrit dans un projet plus global. Le député Engelbert Essomba Bengono a en effet initié un vaste programme de réalisation de 23 puits d’eau potable dans toute sa circonscription. L’ambition est de couvrir progressivement l’ensemble des villages les plus enclavés et les plus touchés par le déficit en eau potable. Toutefois, chaque forage est précédé d’une étude hydrogéologique pour garantir la durabilité de la ressource. La FSMO, partenaire technique, assure quant à lui le suivi de la qualité des travaux. De plus, ce programme répond directement aux Objectifs de Développement Durable, notamment l’ODD 6 qui vise à garantir l’accès de tous à l’eau et à l’assainissement. C’est pour cette raison que dans une zone comme la Mefou et Akono où l’habitat est dispersé, la multiplication des points d’eau de proximité est une réponse concrète aux besoins des populations. Il va sans doute dire que les retombées de ce projet vont bien au-delà du simple accès à l’eau, car sur le plan sanitaire, la disponibilité d’une eau de bonne qualité devrait contribuer à réduire les maladies hydriques comme la diarrhée, le choléra et les parasitoses intestinales qui prolifèrent en saison des pluies.
Arnaud Joseph Etoundi

