Présidentielle 2025: La vision à quatre piliers de Pierre Kwemo

Avec pour objectif de « refonder le Cameroun », le projet politique du candidat de l’UMS a été présenté le 23 août dernier à Yaoundé à l’occasion d’une rencontre avec la presse.

Sous le ciel chargé de Yaoundé, ce 23 août, dans une salle discrète mais pleine à craquer de journalistes, de sympathisants et d’observateurs politiques, Pierre Kwemo, président de l’Union des Mouvements socialistes (UMS), a franchi un cap décisif : celui de la parole publique. À quelques semaines de la présidentielle du 12 octobre prochain, il s’est présenté face à la presse, avec ce qu’il appelle « une vision de rupture et de reconstruction ». Un programme politique adossé à quatre piliers, reposant chacun d’eux, selon ses propres mots, sur des engagements concrets, loin des slogans électoraux.

Au cœur de son projet, la justice sociale occupe une place centrale. Le candidat affirme que le Cameroun ne peut se construire durablement tant que les inégalités restent aussi criantes, tant que l’accès aux soins, à l’éducation, au logement ou à l’eau potable demeure un luxe pour des millions de citoyens. Il plaide pour une politique de redistribution plus juste, pour un État qui garantisse l’égalité des droits et des chances, indépendamment des origines sociales ou géographiques. « Il n’y aura pas de paix durable si la dignité humaine continue d’être piétinée », a-t-il insisté.

Autre axe fondamental de son projet : la démocratie réelle. À l’opposé d’un système électoral souvent contesté pour son manque de transparence, Pierre Kwemo promet une réforme en profondeur des institutions électorales. Cela inclut la mise en place d’un organe indépendant de gestion des scrutins, des garanties d’accès équitable aux médias publics pour tous les candidats, et la reconnaissance officielle d’un statut politique de l’opposition. « Il ne peut y avoir d’alternance crédible sans un jeu démocratique clair, loyal, respectueux des règles », a-t-il souligné.

Mais au-delà de la démocratie politique, le candidat veut également restaurer la souveraineté économique du Cameroun. Pour lui, le pays ne peut se contenter d’être un simple marché pour les produits étrangers. Il défend une politique d’import-substitution visant à encourager la production locale, à protéger les industries nationales et à mieux valoriser les ressources naturelles. « Nos richesses doivent d’abord bénéficier à nos populations. C’est une question de dignité nationale », martèle-t-il. Dans cette optique, il promet des investissements massifs dans l’éducation, la recherche et l’innovation technologique, qu’il considère comme les leviers d’un développement durable.

Enfin, dans un pays traversé par des tensions communautaires, des crises identitaires et des revendications régionalistes, il érige la solidarité nationale en ultime pilier de son programme. Il affirme vouloir renforcer l’unité nationale par une politique plus inclusive, fondée sur l’équité territoriale, la décentralisation effective et le dialogue permanent. Pour lui, la paix n’est pas un acquis, mais un processus à entretenir quotidiennement par la justice, la cohésion sociale et la reconnaissance mutuelle. « Aucun Camerounais ne doit se sentir de trop dans son propre pays », a-t-il déclaré avec gravité.

En attendant de possibles ralliements, Pierre Kwemo se présente comme le porteur d’un projet sérieux, structuré, et, selon ses mots, « profondément ancré dans les attentes du peuple camerounais ».

 

Julien Efila

 

 

 

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