Extrême-Nord: BGFI-Bank s’engage à construire 50 forages

Dans l’optique d’améliorer l’accès durable à l’eau potable dans cette partie du pays, le programme destiné à réaliser 50 forages a été lancé le 26 mars dernier à Maroua.

Dans la région de l’Extrême-Nord, où l’accès à l’eau potable reste un défi quotidien, BGFI-Bank Cameroun passe à l’action. À Maroua, la banque a officiellement lancé le programme « Les puits de l’Espoir », une initiative qui prévoit la construction de 50 forages d’eau potable dans plusieurs localités de la région, avec pour objectif d’apporter une réponse concrète à une crise structurelle aggravée par le changement climatique et la pression démographique.

Dans cette partie sahélienne du pays, la question de l’accès au précieux liquide est centrale. Les sécheresses récurrentes, la variabilité des pluies et la croissance rapide de la population accentuent les tensions sur les ressources disponibles. Selon des données de l’UNICEF et de la Banque mondiale, près d’un habitant rural sur deux dans le nord du Cameroun est confronté à des pénuries saisonnières. Dans certaines zones, les populations parcourent plusieurs kilomètres chaque jour pour accéder à un point d’eau, souvent insalubre.

Cette réalité a des conséquences directes sur la santé et l’économie locale. Les maladies hydriques restent fréquentes, tandis que les activités agricoles et pastorales, fortement dépendantes de l’eau, peinent à se développer dans des conditions stables. C’est dans ce contexte que s’inscrit l’initiative de BGFI-Bank Cameroun, avec une approche qui se veut à la fois sociale, durable et structurante.

Le programme « Les puits de l’Espoir » ne se limite pas à la simple construction d’infrastructures. Il repose sur une démarche participative impliquant les autorités locales et les communautés bénéficiaires, afin d’assurer une gestion efficace et une appropriation durable des ouvrages. L’enjeu est de garantir que ces forages ne deviennent pas des installations éphémères, mais de véritables leviers de transformation pour les villages concernés.

Le lancement de cette initiative intervient dans un contexte symbolique, en marge de la Journée mondiale de l’eau, qui met en lumière les inégalités persistantes en matière d’accès à cette ressource essentielle.

Ce projet s’inscrit dans la stratégie de responsabilité sociétale de BGFIBank Cameroun, qui, depuis plusieurs années, multiplie les initiatives en faveur du développement humain. L’établissement bancaire s’est notamment illustré dans le domaine de l’éducation, avec la réhabilitation d’écoles et d’infrastructures universitaires, ainsi que dans le secteur agricole, en soutenant des programmes de production et de formation destinés à renforcer la sécurité alimentaire.

Après Maroua, le programme sera étendu à Garoua, avant de couvrir d’autres localités ciblées. Cette montée en puissance progressive vise à maximiser l’impact du projet et à répondre aux besoins les plus urgents. Les retombées attendues sont multiples. Sur le plan sanitaire, l’accès à une eau potable de qualité devrait réduire significativement les maladies hydriques, notamment chez les enfants. Sur le plan social, les populations, en particulier les femmes et les jeunes filles souvent chargées de la corvée d’eau, gagneront du temps qu’elles pourront consacrer à l’éducation ou à des activités génératrices de revenus.

Sur le plan économique, ces infrastructures contribueront à soutenir les activités agricoles et d’élevage, en facilitant l’irrigation et l’abreuvement du bétail. Enfin, en améliorant les conditions de vie, le projet participe à stabiliser les communautés et à renforcer leur capacité d’adaptation face aux chocs climatiques.

 

 

 

 

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